V – Variole

Bonjour,

On continue tranquillement notre Challenge AZ avec la lettre V, comme Variole!

Oui pas très fun je vous l’accorde. Mais au détour d’une recherche sur Gallica (je débute avec ce site, il a l’air top, j’en entends beaucoup parler mais je ne sais pas encore trop m’en servir!), je suis tombée sur ce document :

variole-ste-sigolene-1867

C’est tiré du Rapport sur les vaccinations pratiquées en France publié par l’Académie de médecine, 1867.

On y apprend plusieurs choses :

1/ Des personnes étrangères à la médecine font des vaccins. Qui sont des personnes non médecins? Des infirmier•ères? Des pharmacien•nes? D’autres personnes n’ayant rien à voir avec la médecine?

2/ Il y a eu un épidémie de variole en 1867 dans ce coin de Haute-Loire.

3/ Cette maladie touchait essentiellement des enfants de moins de deux ans et la population agricole.

4/ Sur 564 cas de variole, 444 sont infirmes ou défigurés (78%), 33 sont morts (5.8%).

 

Qu’est ce que la variole?

Autrement appelé « petite vérole », Wikipédia m’indique que c’est une maladie très contagieuse due à un virus. Les personnes atteintes développent des pustules partout sur le corps, elle tuait un malade sur 5 (et 1 adulte sur 3) ou leur laissait la peau comme grêlée (à vie), notamment sur le visage.

Heureusement, on apprend aussi que cette maladie a été éradiquée en 1977 grâce à la vaccination massive par l’OMS à partir de 1958.
Hormis ce vaccin, il n’existe pas de traitement efficace de cette maladie. Je lis qu’ils testaient les onguents de la syphilis, à base de mercure concentré. Mais ceux-ci ont été fortement contestés puisqu’il y avait plus de morts dans les personnes sous traitements que sans (merci le mercure concentré).

En 1867 la vaccination contre la variole n’est pas obligatoire en France, elle le sera en 1902.

Le vaccin était à l’origine fait à partir de la variole de la vache, comme le montre l’introduction de ce même rapport de médecine :

variole-ste-sigolene-1867-2

Ils ont donc fait des tests sur des bébés « tiens qu’est ce que ça va faire? » « ah oui oh la belle pustule qu’il a maintenant! » (merci les comités d’éthiques actuels!). Dans les mois qui ont suivis, il ont fait des tests avec différents « liquides de pustules » pour aboutir à un vaccin issu de cette variole de vache.

Dans mon arbre, j’ai une seule personne (pour le moment) décédée en 1867 dans ce coin là, un homme de 63 ans. Il n’est pas indiqué si c’était à cause de la variole ou non.

Voila

A suivre la lettre…. (suspens)… W!

Karine

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J – Januel

Bonjour,

 

Voici une nouvelle lettre pour ce challenge AZ, le J, comme Januel!

C’est un nom qui revient dans mon arbre, et j’ai une grosse épine sur 2 personnes de cette famille : le père et le fils!

Commençons par le père.

Guilhaume Januel – 1781-1862

Il est né le 18 mai 1781 à Sainte-Sigolène, Haute-Loire. Sur l’acte de baptème, son père se nomme Joseph Januel et sa mère Marceline Fournel. Jusque là tout va bien.

Il est agriculteur.

D’après les actes de naissance de ses enfants, il en a eu 3 (de connus) avec Marie Fournel:

  • Gabriel en 1816, il a alors 35 ans
  • Joseph en 1817 (36 ans)
  • Jacques en 1824 (43 ans)

Oui c’est relativement tard, mais pour l’instant je n’ai pas trouvé d’autres enfants avant.

Là où mon problème arrive c’est que je ne trouve pas l’acte de mariage de Guilhaume Januel et Marie Fournel ni dans sa ville de naissance ni dans les bleds à coté. D’après les actes de naissance de ses trois fils, c’est écrit « légitime », les parents sont donc mariés.

Par contre, en 1809 (il aurait alors 28 ans), je trouve cet acte de mariage suspect :

Guilhaume Januel et Marie Garnier, mariage au mois de décembre 1809. Il est indiqué qu’il a 28 ans (ça colle) et né le 18 mars 1781 (moi j’ai le 18 mai). Fils de Joseph et Marceline Fournel, les parents ça colle. Donc à priori hormis le mois de naissance approximatif, j’aurai bien la bonne personne.
Mais du coup, il est marié à Marie Garnier et non pas Fournel, rubanière de 24 ans, née en 1785. Son père est Louis (sans nom donc sous entendu Garnier) et sa mère Claudine Du? (illisible).

La date de naissance de Marie Garnier collerait puisque sur son acte de décès il est bien indiqué qu’elle avait environ 60 ans en 1845. Je n’ai pas de mention de ses parents sur l’acte de décès. Mais c’est son époux « Guilhaume Januel » de 63 ans (soit naissance 1782 ça colle) qui a enregistré le décès. Mais… sur l’acte de décès, c’est bien noté Marie FOURNEL et non pas Garnier…

En 1845, je trouve effectivement un baptême d’une Marie Garnier, père Louis, mère Claudine Durieu.

Comment est-on passé de Garnier à Fournel?

Et Guilhaume Januel est décédé le 24 mars 1862 à 82 ans, veuf de Marie Fournel.

Jacques Januel – 1824 – ?

Deuxième épine de la famille, le fils Jacques.

Il est donc né en Juillet 1824, de père Guilhaume Januel et mère Marie Fournel.

Il est passementier.

Il se marie le 10 mai 1850 avec Marguerite Verot. Ils auront 4 enfants :

  • H Jean 1852-
  • F Marguerite 1856-1928
  • H Joseph 1858-
  • H Marcelin  1861-1917

Jusque là tout va bien.

Le problème vient pour l’acte de décès.
Sur les actes de mariage de son fils Marcelin (1884), de son fils Joseph (1884) et sur celui de sa fille Marguerite (1879), il est indiqué qu’il est décédé le 25 mars 1862. Hors à cette date là on retrouve l’acte de décès de … Guilhaume Januel (son père) et pas d’autres actes mentionnant Jacques. En 1871, au mariage de son fils Jean on retrouve la mention « Jacques Januel défunt » sans aucune date, il est juste indiqué que sa mère s’est remariée.

J’ai donc regardé dans la table de succession et absence. Miracle, je l’ai retrouvé, Jacques Januel qui lègue à son épouse Marguerite Verot et Jean Januel son fils (aucune mention des 3 autres). Il est indiqué que la date du décès est le 19 avril 1863. Sauf que … je ne trouve pas d’acte de décès à cette date là ni dans la même année ni dans les bleds autour! Il est aussi indiqué que cette succession provient de son testament, établi 11 avril 1863 soit quelques jours avant son décès.

Voila pour mes 2 épines Januel!

Et vous vous avez des petites épines de ce type là dans votre arbre?

A suivre la lettre … K!

Karine

H – Haute-Loire entre dans la guerre 14-18

Bonjour,

On suit tranquillement (ou presque) le Challenge AZ avec la lettre H aujourd’hui comme : Haute Loire et plus précisemment le début de la 1ère guerre mondiale, d’autres articles suivront sur les informations pendant et à la fin de la guerre (centenaire oblige).

J’ai donc parcouru les journaux locaux aux dates clés de la 1ere guerre mondiale pour voir comment cela était pris localement, comment les informations arrivaient…

28 juin 1914 : L’archiduc François-Ferdinand est assassiné

HL-28juin14

2.5 colonnes du journal sont ensuite dédiées à cette nouvelle.
Au début ils décrivent donc les faits : double attenta et assassinat de l’archiduc et de sa femme, au début avec une bombe puis avec une arme à feu. Ils disent ensuite que les deux meurtriers ont été arretés, que ce sont des étudiants de 19 et 21 ans. Ils indiquent que la foule était furieuse, qu’ils ont commencé à lyncher les deux meurtriers et que la police a eu du mal a les protéger.
Ensuite ils donnent la biographie de l’archiduc et qui sera l’héritier du trone après cet assassinat.

Enfin, ils parlent de l’impact dans « les milieux diplomatiques », ils disent que c’est reconnu unanimement comme un complot nationaliste. Et que le prince Ferdinand était à tort ou à raison considéré comme le reponsable de la politique de conquète de l’Autriche, et donc responsable de l’occupation de la Bosnie.

Le reste du journal est dédié aux informations locales et pubs.

31 juillet 1914 : Jean Jaurès est assassiné

HL-31juil14

En lisant l’edito de ce samedi 1er aout 1914, on peut voir que la situation est très tendue et les jours/semaines à suivre très incertaines. Par exemple : « Voici ce que l’on peut entrevoir : sur les conseils de l’Allemagne, résolue à empecher la généralisation du conflit, l’Autriche ne pousserait pas très avant l’avantage de ses armes. Inspirée par la Russie sur qui pèse le Pacifisme de la France et de la Grande-Bretagne, la Serbie ajouterait quelque chose aux concessions déjà si grandes qu’elle a faites à l’Ultimatum Autrichien. Et l’Europe retrouverait le calme pour quelques temps. Ce n’est là qu’une opinion bien fragile dont les informations de ce soir ou demain peuvent démontrer la fausseté. »

Et l’édition spéciale de ce même journal le 1er aout 1914 :

HL-31juil14-2

On apprend alors que des soldats allemands ont été vu inspectant des ponts au Luxembourg et que des détachements de cavalerie sont stationnés à coté de ces ponts. De plus, les ponts sur la Moselle sont occupés par l’armée allemande et qu’ils les ont barrés avec des fils de fer et des voitures.

Toute la première page de l’édition spéciale est consacrée aux évènements européens, ce sont des tous petits paragraphes reportant des brèves d’informations de ce qu’il se passe à Nancy, en Italie, à Paris, en Russie…
Ensuite sur l’avant dernière page se trouve les nouvelles de « dernières heures » avec encore de tous petits paragraphes des informations des 4 coins de l’Europe.
Avec ces toutes petites brèces, on sent bien l’affolement général, comme une compilation d’un maximum d’informations glanées ça et là, il n’y a pas plus de grandes colonnes de texte. Ils essayent de reporter toutes les infos obtenues de Paris, de Londres, des troupes aperçues à droite et à gauche, des relations entre l’Allemagne et la Russie, l’attitude de tel dirigeant…

2 août 1914 : Mobilisation générale en France

La première information de mobilisation générale se trouve dans le journal « La Haute Loire » du 2 aout 1914 dans les informations « dernières heures ».

HL-3aout14

3 août 1914 : l’Allemagne déclare la guerre à la France

Dans le journal « l’Avenir de la Haute Loire » du 3-4 aout 1914, on retrouve, sans surprise, un journal entièrement dédié à la nouvelle guerre.

Voici un des deux editos :

HL-3aout14-2

Le deuxième édito s’adresse à tous les lecteurs, que chacun a des devoirs : celui des hommes de 20 à 45 ans pour leur donner du courage, aux mères et épouses qui voient leurs maris et fils partir, aux filles et soeurs de prier pour leurs pères ou frères, aux vieillards de soutenir les travaux des champs pour honorer leurs descendants partis…

Le gros titre est le suivant :

HL-3aout14-3

S’en suit toutes les compilation d’informations venant des différents horizons comme dans les journaux des jours précédents.
Le journal reprend aussi le texte de l’affiche de Mobilisation générale placardée partout.

Ensuite, on a des articles dédiés à chaque « partie » de la population : les femmes, les hommes non-mobilisables et valides, les maires, les instituteurs… pour détailler ce que l’on attend d’eux. Voici par exemple, l’article aux instituteurs :

HL-31juil14-4

A travers ces quelques articles et journaux on voit monter progressivement la panique et l’urgence de la situation. D’abord par l’appelation « guerre austro-hongroise » où les informations sont plus factuelles. Puis au fur et à mesure que les évènements se rapprochent des frontières françaises, on voit les spéculations arriver, les observations des troupes se faire, les annonces diplomatiques puis la panique « on va entrer en guerre, comment l’éviter? » et enfin l’appel au patriotisme de tous.

A suivre… des articles similaires sur les évènements pendant et à la fin de la guerre mais aussi la suite du ChallengeAZ.

Karine

F – Feuilles photocopiées

Bonjour,

Voici la suite de mon Challenge AZ, avec la lettre F, comme « Feuilles photocopiées ».

Il y a un mois, une grande tante m’a photocopié tous les documents qu’elle avait concernant la généalogie. Visiblement quelqu’un avait commencé un arbre et elle m’a fourni ces feuilles. Dans ces feuilles j’avais des fiches individuelles sur certaines personnes, un arbre écrit à la main et ma tante m’a écrit un petit paragraphe sur ce qu’elle savait de ses grands parents.

Et sur une des feuilles individuelles, datant de 1998, les détails sont… surprenants ! La personne concernée est née en 1803. Voici ce que dit la feuille :

Claude G dit Cancanousse et Virandole, illettré, un vrai type à part. Un homme exceptionnel en toutes choses mais pas à son avantage. Un vrai Patiras, un massacre de son corps plus dur qu’un cheval, entêté comme un mulet, un chicaneur de premier ordre. Il possédait un petit bien qu’il mangeât complètement en plaidant un voisin pour une parcelle de terrain ou plutôt un rocher qui ne valait pas trente sous. De toute sa vie, il n’avait chaussé une paire de soulier et il allait au Puy en Velay (19km) avec ses sabots et quels sabots : un morceau de bois troué au milieu, il y allait surtout à pied car sa chaussure l’entravait, un sac d’avoine sur le dos pour payer son avoué, son procureur comme on disait alors, et il en revenait souvent le ventre vide ses sabots sous le bras. Mal nourri, mal chaussé, mal couché, mal vêtu, cet homme a toujours travaillé comme un galérien. Il batit bien pendant sa vie sept à huit maisons à lui seul. Si toutefois on peut appeler ça une maison, une hutte couverte de chaume ou de branches de sapin et encore il faillit mourir dehors. (Per Lou Chamis).

D’après ma tante, Cancanousse viendrait de « Cancans » donc quelqu’un qui colporte les ragots.
Un Patiras est un souffe-douleur.

Je suppose que « Per Lou Chamis » est la source de ces informations. En regardant sur Google, je trouve que c’est un périodique de la région autour du Mezenc et du Lignon, qui aurait été publié autour de 1972. Soit bien après le décès de ce monsieur (1878). Je n’ai pas ce périodique numérisé donc je ne peux pas voir à quoi il ressemble pour le moment. Je ne sais pas s’il est même consultable tout court aux archives.
J’ai trouvé cette photo sur internet :

per-lou-chamis

Si ces périodiques vous parlent, je serais ravie d’en apprendre plus! Et plus encore si vous avez la page en référence à ce monsieur « Cancanousse »!

A suivre pour la lettre G….

Karine

E – Edouard R

Bonjour,

Voici la suite du Challenge AZ, retrouvez ici les autres lettres publiées : Antoine, Cultivateur, Dentellière.

Aujourd’hui retour sur un collateral de la famille : Edouard R.

Il est né le 7 juillet 1896 à St Pal de Mons (Haute Loire). Il est l’ainé d’une fratrie qui compte 5 autres frères et 2 soeurs. Son père est cultivateur et sa mère est passementière.

En 1916, il fait son service militaire, la 1ere guerre mondiale est leur quotidien. Il porte le matricule 1702.

D’après sa fiche militaire, il a les cheveux chatains foncés, les yeux marrons’ un visage allongé et fait 1m61. Son degré d’instruction est de 2, il sait donc lire et écrire.

Il est incorporé au 81eme régiment d’infanterie puis au 75eme. Il fait une campagne contre l’allemagne de avril 1916 à octobre 1917.

Dans le journal des unités du site Memoiredeshommes, je trouve que le 75ème régiment a effectué un assaut sur un camp ennemi ce 23 octobre, alors qu’ils étaient en nombre inférieur. Le journal indique que l’assaut a été donné à 5h15 du matin, lors de celui-ci ils ont fait de nombreux prisonniers et récupéré beaucoup de matériels, d’armes et de munition allemandes.

Le 23 octobre il est blessé à la tête par un éclat d’obus à Soissons (Aisne). Il décède se ses blessures le 26 octobre dans l’ambulance.

Edouard R. avait 21 ans, il est mort pour la France.

A suivre…

Karine

D – Dentellière

Bonjour,

Après les Antoine et les Cultivateurs (il manque le B? Ah bon… pas vu moi 😁), voici le D et les Dentellières pour le ChallengeAZ.

C’est donc un métier que je retrouve régulièrement dans mes ancêtres féminines. Sur le site du département de la Haute-Loire on apprend que la création de la dentelle s’est installée au Puy et dans la région dès 1406. Début 16eme siecle, la dentelle est à la mode et presque toutes les familles avaient leur dentellière. En 1776, ils recensent 80000 personnes autour du Puy travaillant la dentelle. En 1920, les premiers métiers mécaniques pour la dentelle sont arrivés. Et en 1931, la dentelle du Puy faite à la main est reconnue comme appellation d’origine contrôlée.

J’ai trouvé cette vidéo sur 3 dentellières de Montusclat :

Si vous comprenez ce qu’elles racontent au début, faites moi signe! En tout cas la vitesse de leurs mouvements est impressionnante!

Les Dentellières dans ma généalogie

J’ai 3 dentellières notées dans mon arbre :

  • Marie Eulalie G. 1875-?, fille de Félix et Marie- Elizabeth B., mariée avec Antoine G. Elle est née à Craponne-sur-Arzon et mariée à St Pal de Chalençon. C’est mon arrière arrière grand mère (sosa 19).
  • Marie P. 1854-?, fille de Pierre et Marianne C., mariée avec Pierre Michel T. Elle est née et mariée a Montusclat (la ville mentionnée dans la vidéo). C’est une de mes collatérales.
  • Catherine V. 1847-1892, fille de Jean et Jeanne Marie Rose R., mariée avec André G. C’est la mère du mari de Marie Eulalie, c’est ma sosa 37.
Source : wikipedia

A suivre…

C – Cultivateur

Bonjour,

On poursuit le Challenge AZ avec la lettre C, pour Cultivateur•trice. C’est la profession majeure que je retrouve dans mon arbre généalogique, voyez plutot :

challengeAZ-C

J’ai donc 55 personnes dans mes SOSA directs qui faisaient cette profession (et encore je n’ai pas compté ceux qui étaient laboureur ou fermier ou propriétaire).

Ce n’est pas une énorme surprise puisque la Haute-Loire est un département rural. Actuellement la Haute-Loire est constituée a 47% de terres agricoles. Je n’arrive pas à trouver de chiffres pour les siècles précédents mais on peut raisonnablement penser que c’était supérieur ou tout du moins égal!

L’Almanach historique et agricole de Haute Loire

J’ai pas contre trouvé, sur Gallica, l’almanach historique et agricole de Haute-Loire qui a été publié en 1851 pour la première fois.

On retrouve notamment tous les horaires du levé et couché du soleil et de la lune, les saints du jour, mais aussi, mois par mois, les travaux classiques des agriculteurs.

Par exemple pour le mois de mai, on trouve ces indications :

On trouve ensuite le recensement des foires du départements, par exemple :

D’ailleurs si quelqu’un a une explication pour la date « 50 septembre »!

On arrive ensuite à la partie « annuaire » avec une partie politique (avec les noms des dirigeants et ministres), religieuse (avec les noms des évèques par exemple), municipales (maires et autres), de la justice (tribunaux et notaires), education…

On a ensuite une partie « informations pratiques » pour les agriculteurs. Ils expliquent la méthode Guenon pour savoir si la vache va etre une bonne vache laitière ou pas, comment reconnaitre une vache qui fait de la météorisation et les remèdes (une indigestion qui provoque des gaz), pour avoir de bonnes récoltes…

Vient ensuite une partie « Histoire » qui reprend les évènements marquants des dernières années, exemple :

le 17 novembre 1848, il est indiqué qu’ils ont eu une « magnifique aurore boréale dans le département ».

Et à la fin, il y a une partie sciences pour rapporter les nouvelles découvertes je suppose. Dans ce numéro, on retrouve un dossier complet sur « mourir par le froid », comment cela arrive, des exemples, comment l’éviter et soigner.

Au final, j’aurai pu faire un article sur cet almanach entièrement, j’ai pas mal dérivé de mon sujet de base mais bon, cet almanach reste tout de même fortement tourné vers les cultivateurs.

A suivre…

Karine